Saviez-vous que les femmes ont besoin de plus de sommeil que les hommes ?

Nous savons que la durée de sommeil primordiale pour un adulte est en moyenne de 7 à 8 heures. Néanmoins, ceci varie d’une personne à l’autre. Certaines se sentiront reposées après 6 heures de sommeil à peine, alors que d’autres auront au moins besoin de 9 heures. A l’heure actuelle, on ignore l’origine d’une telle variation mais une chose est sure : les femmes ont généralement besoin de plus de sommeil que les hommes.

L’impact de l’horloge biologique 

L’horloge biologique régule les cycles de sommeil de façon différente en fonction de notre sexe.  Selon l’étude menée par une équipe du docteur Diane Boivin de l’université McGill et de l’Institut universitaire en santé mentale de Douglas, au Canada,  l’horloge biologique serait responsable de la régulation du sommeil qui, chez les femmes, est réglée sur un fuseau horaire situé plus à l’Est. Ces chercheurs expliquent que « à horaire de sommeil comparable, nous observons que l’horloge biologique des femmes les porte à s’endormir et à se réveiller plus tôt que les hommes. »

Egalement selon une étude de la National Sleep Foundation américaine, 23% des femmes ont un sommeil mouvementé pendant la semaine précédant les règles.Et  pendant le cycle menstruel, plus de 30 % des femmes interrogées en souffrent. Les hormones féminines ont une influence importante sur la qualité du sommeil ainsi que sur sa durée. En effet, la température corporelle qui augmente tout au long du cycle ainsi que les maux de ventre peuvent perturber le sommeil.

Le cycle menstruel et l’utilisation de contraceptifs, connus pour influencer le sommeil, le rythme biologique  et la température corporelle, sont donc des facteurs impactant le sommeil féminin et qui peut donc les rendre plus susceptibles de souffrir de troubles du sommeil comme l’insomnie.

Les effets du stress sur votre sommeil 

Selon une étude publiée dans Science World Report, et menée par l’Université Duke, en Caroline du Nord,  les femmes qui subissent beaucoup de stress ont besoin de plus de sommeil que les hommes. « L’une des principales fonctions du sommeil est d’aider le cerveau à récupérer. Pendant le sommeil profond , le cortex , c’est-à-dire la partie du cerveau responsable de la pensée , de la mémoire et du langage, passe en mode de récupération . Or, il semble que les femmes qui sont privées d’un sommeil suffisamment récupérateur souffrent plus facilement de dépression ou d’anxiété » souligne le Dr Michael Breus, spécialiste du sommeil.

Le cerveau féminin, différent de celui des hommes. 

Une étude de l’Université de Loughborough, en Angleterre apporte une bonne excuse aux femmes qui voudraient justifier leur susceptibilité auprès de leur conjoint quand elles sont fatiguées : elles ont besoin de dormir plus que les hommes. En effet : « Les cerveaux féminins sont connectés différemment, affirme le Britannique dans l’étude. Les femmes ont tendance à être multitâches, elles font beaucoup de choses à la fois et sont plus flexibles »

Le Dr Jim Horne a établi un différentiel : cela équivaut à 20 minutes de sommeil en plus. Le chercheur apporte une explication simple et rapide à ce besoin supplémentaire chez la gente féminine. La femme dispose d’un cerveau polyvalent, « multi-tâches ». Autrement dit, le cerveau féminin a besoin de plus de récupération pour être capable d’exécuter plusieurs tâches en simultané, ce qui implique un grand besoin de se reposer, car se fatigue plus que le cerveau masculin  « En raison de cette flexibilité, elles exigent beaucoup plus de leur cerveau que les hommes et ont par conséquent besoin de plus de sommeil pour l’aider à récupérer ».

Le sommeil des femmes selon leur lieu de vie : 

D’après l’étude cité ci-dessus, menée dans 47 pays différents sur 941.000 personnes, on constate que le pays où les femmes dorment le plus par rapport aux hommes est l’Indonésie, elles passent en moyenne 34.5 minutes de plus au lit. A contrario, le Japon est le pays où la différence est la plus flagrante.

Finlandaises, Hollandaises et Françaises font partie du podium des grosses dormeuses dans les pays étudiés avec une moyenne de 7h26 de sommeil, contre 7h12 pour les hommes. Quant aux suissesses, elles sont sur le podium de la grasse matinée… le samedi. C’est en tout cas ce que révèlent les données récoltées par l’application Sleep Cycle qui analyse les phases de sommeil et réveille le dormeur au moment le plus propice.

D’ailleurs, les applications mobiles cherchent de plus en plus à apporter une réponse aux problèmes liés au sommeil. De plus en plus fiables, les applications mobiles sont aujourd’hui un bon tremplin dans la connaissance et l’amélioration du sommeil.

L’analyse des données récoltées par l’application a permis également d’établir l’humeur des utilisateurs au réveil. Les femmes habitant au Japon, en Corée du Sud ainsi qu’à Singapour sont celles qui se lèvent de plus mauvaise humeur.

Les troubles du sommeil touchent aujourd’hui 20% de la population des pays industrialisés. En France, une personne sur trois déclare souffrir d’un trouble du sommeil et 15 % disent rencontrer régulièrement des problèmes d’insomnie.

Un sommeil particulièrement plus difficile pour les femmes enceintes

Comme indiqué sur notre précédent article sur les femmes enceintes, certaines peuvent souffrir d’insomnies durant leur grossesse. Mais ça ne s’arrête pas là,  On y apprend que les mères perdent en moyenne 40 minutes de sommeil par nuit dans l’année qui suit l’arrivée d’un bébé, d’après une étude réalisée par l’Université britannique de Warwick . Et ça ne s’arrange pas forcément par la suite.

Ils ont interrogé en Allemagne plus de 2500 femmes et près de 2200 hommes sur le temps qu’ils passaient éveillés la nuit. Des entrevues, en face-à-face, réalisées une fois par an entre 2008 et 2015. Et dans les trois premiers mois, elles peuvent perdre jusqu’à 1 heure de sommeil par nuit. Alors que, chez les pères, même si des taux similaires ont été observées, les effets ont été moins prononcés. Ainsi, à cette période, les papas n’ont perdu que 13 minutes de sommeil par nuit !

Les chercheurs ont d’ailleurs constaté que le manque de sommeil s’accumule pendant les premières années de l’enfant. Car même si une amélioration survient au fur et à mesure que le bébé grandit, l’équipe a constaté que les femmes étaient encore relativement privées de sommeil, tant en termes de qualité et de quantité, quatre à six ans après la naissance de leur premier enfant, avec une perte de sommeil de 25 minutes par nuit par rapport à avant leur grossesse.

Les risques pour les femmes 

Des études précédentes ont montré qu’un  manque de sommeil est lié  à un risque plus élevé de maladie cardiaque, de problèmes psychologiques, de dépression, d’accident vasculaire cérébral et crée même une sorte d’état inflammatoire de l’organisme. « Or, les femmes , contrairement aux hommes, peuvent réellement ressentir de la douleur lorsqu’elles se réveillent, en raison du niveau élevé de l’inflammation » déclare Dr Breus.

Plus parlant encore, un manque de sommeil serait davantage nocif pour les femmes que les hommes. De ce fait, plus elles sont fatiguées, plus elles peuvent être déprimées, irritables ou développer des problèmes psychologiques. « Nous avons constaté que les femmes étaient plus dépressives, montraient plus de colère et d’hostilité tôt le matin« , raconte le Dr Michael Breus, expert en sommeil.

Pensez à la sieste ! 

Une multitude de risques qui peuvent être contrebalancé en prenant l’habitude de faire des siestes. Des microsiestes aideraient à dissiper les conséquences du manque de sommeil en vous rendant de meilleure humeur, plus détendue et plus productive au travail.

Besoin de faire une sieste au bureau, pensez à parler d’Ilobed à votre patron et faites comme nous, installez-le dans l’open-space  😉