L’impact de la lumière bleue sur notre sommeil

Entre dangers et bénéfices, nous savons que la lumière bleue a un impact important sur nous.

Nous avons choisi de démêler pour vous ce sujet et ce, notamment parce que cette lumière diffusée par nos écrans influe sur notre sommeil. Et pour ça, qui de mieux qu’un spécialiste du sommeil pour vous en parler ?

La lumière bleue, omniprésente dans notre vie quotidienne

Autrement appelée « lumière spectrale », il s’agit d’une partie du spectre de la lumière,  directement émise par le soleil, mais aussi par les sources lumineuses artificielles telles que les ampoules LED et les écrans de nos appareils numériques (smartphones, ordinateurs, télévisions, tablettes…). C’est en fait les nouvelles technologies liées à l’éclairage et la consommation d’énergie qui ont fait apparaître l’émergence de cette lumière bleue.

Afin de vous éclairer sur ses effets, voyons ensemble quelques chiffres qui présentent la place que cette lumière occupe par le biais de nos écrans dans notre quotidien :

En 2018, on constate une hausse importante de l’utilisation des écrans : les adultes passent en moyenne 5h07 minutes par jour devant les écrans, contre 3h10 il y a dix ans, soit deux heures de plus, et nos enfants, 4h11 par jour !

A votre avis, combien de fois par jour consultez-vous votre smartphone ? 50,100,200 fois ? Et bien il s’agit de 221 fois en moyenne. Seul 10% des utilisateurs d’appareils numériques n’utilisent pas leur téléphone la nuit. 50% des 20% qui laissent leur smartphone allumé sont réveillés par un message reçu et 30% y répondent.

Mais quels dangers ? Quels impacts sur notre corps et notre sommeil ?

Les appareils numériques sont donc de plus en plus mis en cause dans les troubles du sommeil : Difficultés d’endormissement, sommeil agité, éveil fréquent et insomnies, ce mot si fréquemment entendu…

Cette dite lumière est composée d’une lumière bleu-violet, d’une lumière bleue ainsi que d’une lumière bleu turquoise:

Outre le fait d’être menaçant pour notre sommeil, la lumière « bleu-violet » est la plus nocive et dangereuse pour notre rétine : des recherches scientifiques ont conclu qu’une exposition prolongée au rayonnement de cette lumière bleue provoquait des lésions de la rétine et du cristallin et serait également impliquée dans le développement de la cataracte. A noter que c’est cette même lumière qui génère la DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age).

La lumière bleu-turquoise quant à elle, stimule notre horloge biologique et donc notre éveil. On peut d’ailleurs comparer cette lumière au café, ce qui nous empêche de passer de bonnes nuits, mais utilisée au bon moment de la journée, cette lumière peut être très positive et nous rendre plus dynamique. Nos voisins des pays nordiques en ont d’ailleurs compris toute l’utilité et s’en sont servis pour créer des lampes de luminothérapie dans le but de palier au manque de soleil en hiver. On parle d’ailleurs de dépression hivernale lorsque nous manquons de cette lumière bleu-turquoise durant la journée.

De plus et en lien avec notre article précédent, la lumière bleue peut aussi avoir des effets bénéfiques. Elle profiterait à nos rythmes circadiens (l’alternance veille/sommeil) ainsi qu’à notre humeur. La lumière bleue turquoise régulerait notamment la production de mélatonine, soit notre « hormone du sommeil » qui contrôle le rythme chronobiologique. Cette dernière est mesurée à l’aide d’un taux, celui-ci augmente en soirée et indique au corps qu’il va bientôt entrer en période de sommeil.

Quelles solutions ?

La lumière bleue peut donc être nocive comme essentielle, c’est à nous d’adapter son utilisation et de contrôler notre exposition en fonction de nos besoins.

Pour ça, il existe les lunettes proposant des verres présentant un traitement filtrant la lumière bleu-violet mais qui laissent passer la lumière bleue turquoise afin de préserver ses effets bénéfiques sur notre régulation de l’horloge biologique interne. Nous vous recommandons de porter ce type de lunettes à partir d’une utilisation de 30 minutes  par jour sur les écrans.

Trois facteurs sont à prendre en compte : la proximité de l’œil, l’intensité et la tonalité de la lumière de l’écran. Nous vous conseillons donc de soit bien régler l’intensité de votre écran ou de placer votre écran à une distance raisonnable de vos yeux. Enfin, la meilleure solution reste de modérer l’utilisation des écrans, notamment au moment du coucher.

Et sur le long terme ?

Dans le futur, on imagine que tous les écrans devraient être équipés de filtres intégrés. Une façon efficace de protéger tous les utilisateurs sans la nécessité de porter des lunettes. ce qui répondrait au facteur de tonalité.